Les cheveux poussent, tombent et repoussent selon un cycle appelé cycle capillaire qui se reproduira environ 25 fois dans la vie du cheveu. Chaque cycle du cheveu est composé de trois phases Anagène Télogène et Catagène.
Une personne possède en moyenne 100 000 à 150 000 cheveux et perd environ 40 à 100 cheveux par jour (chute permanente), avec des pointes pouvant grimper jusqu’à 175 durant les changements de saison (chute saisonnière le printemps et l’automne). C’est durant cette phase que les cheveux se renouvellent le plus. Une chute de cheveux est considérée comme pathologique lorsqu’une personne perd plus de 100 cheveux par jour pendant une assez longue période pouvant aller jusqu’à deux mois. Le diagnostic de cette chute nécessite une consultation et parfois un examen appelé « trichogramme » (on prend quelques cheveux dans différentes zones du cuir chevelu et on les observe au microscope). Parfois, un bilan hormonal est nécessaire chez la femme. Le résultat de ces examens oriente vers l’un des problèmes suivants2.
On distingue cinq types d’alopécies :
L’alopécie androgénétique concerne 20% des femmes et 80% des femmes souffrant de problèmes de chutes de cheveux. Elle correspond à une chute de cheveux diffuse, mais elle
est caractérisée par une topographie élective.
Le type féminin se caractérise par préservation des lisières temporales et frontales, ainsi que des cheveux occipitaux, avec raréfaction ovale diffuse des cheveux du vertex et en pariétal, rarement dénudante.
Il existe trois stades (Cotation Ludwig) :
Les femmes produisent des androgènes dont l’action accélère le cycle de vie de certains cheveux : une accélération anormale peut entraîner une surproduction, obligeant le follicule pileux à produire alors des cheveux plus fins et courts. Les follicules à terme ne produisent plus qu’un léger duvet, puis plus rien du tout.
Les facteurs aggravants de la perte de cheveux sont notamment le stress, les contraceptifs et traitements hormonaux de substitution, les facteurs saisonniers et l’excès de mauvais cholestérol.
Les symptômes sont une perte des cheveux progressive et accompagnée d’un affinement du cheveu, la plupart du temps localisée sur le dessus de la tête. Une alopécie androgénétique peut débuter à n’importe quel âge, dès 14-15 ans.
Les chutes passagères et diffuses sont des chutes non localisées, limitées dans le temps (pas plus de 3 mois, maximum 4), parfois abondantes, avec des repousses immédiates. Les causes d’une chute de cheveux passagères sont notamment un accouchement, une fausse couche, un IVG, une intervention chirurgicale lourde, une anesthésie générale prolongée, une forte fièvre, un choc affectif violent ou encore un arrêt d’un traitement contraceptif oestroprogestatif.
Il existe également une saisonnalité de la chute des cheveux plus marquée au printemps et à l’automne. Celle ci correspond à la chute des cheveux en phase télogène qui s’appelle Effluvium télogène. Elle est plus ou moins abondante en fonction des personnes.
Les chutes durables et diffuses peuvent être dues à un état dépressif ou de stress permanent, à des régimes alimentaires draconiens, anorexies, à des problèmes thyroïdiens, à un diabète, à une une carence en zinc, carence en magnésium, carence en calcium ou carence en fer. Une chute durable et diffuse est une chute sur l’ensemble de la tête et non localisée sur certaines zones, 2 à 4 mois après l’apparition du facteur qui l’a déclenchée, totalement ou partiellement réversible avec un affinement du cheveu fréquent.
Certaines coiffures type catogan ou chignon ou le port d’extension peuvent provoquer une chute des cheveux. On observe souvent ce phénomène sur des chevelures crépues ou métissés. On constate des repousses de plus en plus fines, des petites irritations et une inflammation du cuir chevelu et un éclaircissement progressif de la chevelure.
La trichotillomanie est une pathologie qui consiste à s’arracher
régulièrement les cheveux : cettemanie peut témoigner d’un grave trouble psychique.
Certaines pratiques telles que les colorations, les permanentes, le défrisage accélèrent la chute des cheveux. Les cheveux peuvent devenir cassants et tomber.
L’avis d’un dermatologue vous aidera à choisir le meilleur traitement et vous évitera des déconvenues car Le traitement de l’alopécie androgénétique chez la femme est
exigeant : il faut bien expliquer les possibilités limitées et tempérer
les attentes.
Plusieurs traitements locaux permettent de lutter contre la chute des cheveux :
En parapharmacie, vous trouverez également des traitements sous forme de gélules ou de comprimés à prendre sur plusieurs mois quotidiennement : ces traitements permettent dans la plupart des cas de consolider la kératine du cheveu et de les renforcer. Ne vous attendez pas à des miracles non plus !
On propose un traitement systémique chez la femme en cas d’une
alopécie précoce ou grave, par les médicament antiandrogénique qui a absolument besoin la préscriptiond’un médecin spécialiste (dermatologue, gynécologue ou endocrinologue).
Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est un produit autologue (provenant du sang du patient) qui contient des facteurs de croissance, contenus dans les plaquettes.
Il est utilisé depuis des années dans plusieurs disciplines médicales comme dans la cardiochirurgie, orthopédie et la dentisterie.
En dermatologie, on injecte du PRP pour des indications esthétiques afin de rajeunir la peau. Toutefois, il ne faut pas oublier que cette procédure est aussi indiquée pour des patients souffrant de perte de cheveux.
Le dépistage de type alopécie et la cause de la perte de cheveux sont toujours essentiels. Cela permet de mettre le patient sous traitement en ciblant la cause.
En injectant du PRP, on stimule la croissance des cheveux et on renforce ceux existants ce qui permet une diminution de la chute et une meilleure repousse. »